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Textes et autres bêtises.

Clichés et autres banalités
Vehl

Pourquoi ai-je la sensation de vivre une expérience hors du commun ? Je suis troublée du tournant qu’a pris mon quotidien. A la fois fusionnelle, sensuelle, sexuelle cette relation me projette dans une parfaite intemporalité. C’est beaucoup plus complexe que je n’osais l’imaginer. Ici, les émotions se bousculent, je passe de la passion au bouleversement, de l’apaisement à l’excitation. On contourne toute la normalité de la vie. La notion “temps” est inversée, le nom “ennui” ne veut plus rien dire. 
Je m’engage à faire de notre histoire un chaos permanent. Un chaos alliant toute la subtilité de l’aléas et de l’éclat. 
Désormais, tout ne sera jamais plus comme avant.  

Kikou

Il existe des obligations que nous nous imposons, des devoirs qui vont à l’encontre de notre nature propre. On joue un jeu, continuellement, jusqu’à épuisement. « Je suis heureux », oui mais pour combien de temps, de minutes? Cette foutue phrase montre à quel point on se leurre. Certes, nous pouvons parfois ressentir une joie spontanée permettant une sensation de liberté. Or ce caractère éphémère n’est en aucun cas satisfaisant. Tendre utopie que d’espérer un bonheur durable. Nous attendons trop de la vie, elle n’est qu’une lutte perpétuelle sans échappatoires.

Point.

“Pourquoi tu me regardes comme ça?”. Pourquoi?! Putain, je vais te le dire pourquoi. Parce que j’ai envie que tu te perdes dans mon regard comme moi je me perds dans mon être. Ce regard pour voir dans le tiens un semblant d’intérêt mais aussi pour arriver à mes fins. J’essaye avec toi ou un autre de me sentir moins seule, juste un instant. La chose qui s’avère la plus contradictoire en ce moment est que j’ai très envie de sentir, embrasser, succomber aux charmes de n’importe qui, seulement, quand je le peux, je ne fais rien et me dérobe. Cest seulement un jeu pour moi, susciter l’envie et partir pour ne pas souffrir.
J’en ai besoin mais j’ai peur c’est tout,
j’ai beaucoup trop peur. 

Tu sais, c’est un peu le néant affectif en ce moment. Tourmentée par le non vécu, par l’indifférence. Je me reproche souvent d’avoir des ressentis ou des pulsions.

Le bilan est là, lui, affreux et énervant. La liste s’allonge mais stagne à la fois. Le déjà vu, connu, refait souvent surface. Je laisse faire, je me laisse faire, véritable catastrophe ambulante. 

Puis je me torture, mais se torturer entraîne réflexion. Les priorités ne deviennent plus les mêmes, les envies diffèrent, tendent vers autre chose. Le vide se comble autrement. L’attirance, les désirs se gèrent plus facilement.

On se fait des raisons, on arrête de croire et on se lance dans autre chose.

Les ratés

Nous nous forgeons des réalités inventées. Pour nous, il s’est passé un fait qui n’était pas anodin. Pour l’autre, rien du tout. En réalité il n’y a jamais rien eu. 
Il reste notre imaginaire, ce satané espoir qui fait vivre mais qui n’est qu’illusion. 
Démerde toi comme tu peux, comme tu l’as toujours fait.
Approximativement, brutalement, maladroitement. 
Nous effaçons de notre mémoire et nous nous sentons seuls. 

Il est où le bouquet de tulipes ?

Je me mens, me rassure, me ronge.
Les repères n’existent plus, tout reste à faire. Je regarde autour de moi, les gens heureux m’effraie. A vrai dire tout me fait peur. Le choc et le vide créent un force supplémentaire. Une force supplémentaire qui devient presque trop pesante. Freinante.
A force de me refermer je finirai par me perdre moi-même. 

Dépressifs du val de Marne. (big up)


ça y est la maison est vendue. ça y est… et il pleut. 
Mes planches de surf sont désormais à la montagne, oui c’est paradoxal. 
Je ne sais pas où se trouve mon vélo de compet. Qu’en est-il mes derniers cartons d’enfance? Avec la chance que j’ai, tout est parti à émaus (pas grave j’irai racheter mes propres affaires). Je l’avoue je suis perdue sans mes souvenirs.
Plus il pleut, plus ça me déprime, et plus je déprime plus je m’énerve. Coucou c’est la fête dans ma tête (scandaleux ça rime). Après avoir écouté dix fois la même chanson, je me dis que ce n’est pas raisonnable, que je vais me lasser. Tant pis.
La façon dont j’écris et plus que brouillon, c’est juste insupportable (désolée). 
Je vais devoir me traîner pour aller en cours demain… Une larve, moi-même, moi-même une larve, oui c’est la même chose c’est bon tu peux faire la comparaison.
Quelle motivation fracassante, ce débordement de joie me fait peur. 
Note pour la fin, j’ai vu les meilleures cagoles de France, miss 1990 fashion biatch t’as vu. Heureusement ça, ça me fait rire.  

Bon pour un tour.

J’ai essayé d’écrire plusieurs fois sans y parvenir. 
Du coup, je préfère rire de mes malheurs. 
Cette semaine j’ai compté approximativement combien de temps j’allais être sans hommes… Grand malheur, je n’ose le dire, ça se calcule en mois. Je n’aurai que mes yeux pour pleurer quand la pub H&M passera.
(Beckham. Soupir. Grande peine).
Oui, cette pub est ignoble. Elle est faite pour se mettre la corde au cou, je parie que ma grand-mère jubile silencieusement quand elle la voit. Et voici le coup de maître, le bouquet final (il faut cliquer sur bouquet). Pao t’es encore en vie après ça ?
Sinon, dans un mois c’est FINI. Te te te, je vais me stresser… Du coup, je préfère me mentir et me trouver un faux avenir très prometteur. Ecoute (voix intérieure), en septembre c’est décidé tu commences un CAP tailleuse de pierre, comme ça t’es pas emmerdée.
On te met dans une cathédrale (une cathédrale ça peut être cool), tu tailles la pierre. Basta. Jésus est content, tu es contente, et c’est bien bien bien. 
Coralie en hongrois ça devient Kohali, ça c’est dit, on peut passer à la suite.
 

Quel charmant fantasme.


J’étais accoudée à ce comptoir ne comptant plus les shooters qui me passaient sous la main. “Demain, tu relieras les messages que tu m’as envoyé”. Effectivement, d’après mon historique, j’étais relativement bien…  Bien oui, mais pas assez pour ne pas ressentir un manque. Jamais satisfaite, je fus donc insolente. “Toi t’es un connard, casse toi”. A force d’être trop prévisible, trop complaisante, trop aveugle je finis par me rabaisser. Ça va un moment je ne veux plus jouer. Quel charmant fantasme. 

 

- Elles sont pas mignonnes les petites jeunes filles? Coquinou… 
- Enculé!

BLA BLA BLA
Quoi de plus palpitant que de désirer? 

J’aime convoiter autrui, savourer l’imprévisible. Cela provoque à la fois un vif plaisir et une crainte incontrôlable. 
Je ne parle pas seulement de désirer pour le simple fait de combler un manque trivial. C’est bien plus que cela. Au fond il est question d’une profonde nostalgie, du regret d’un état de plénitude que nous souhaitons retrouver. 
Mais après? Après que cet objet soit atteint, qu’advient-il ? 
Le problème est qu’on se fixe des défis toujours plus importants, qu’un désir ne s’assouvit jamais et qu’un rapport de soumission peut-être présent. 

Dois je demande au 360606 de m’expliquer la vie en envoyant VIE ? 

(relire ses dissertations de philo, avoir envie d’en refaire)